Des nouvelles du projet "Paroles de précaires"

05/08/2012 - 09:00


Des nouvelles du projet "Paroles de précaires"
Le projet “paroles de Précaires”, projet de la permière campagne (24 octobre au 1 décembre 2011) porté par Jérôme Camilly, avait pour but la création et la publication du receuil du même nom gràce à l'octroi d’une subvention de 5 000 euros, délivrée par A Fundazione. 
Le recueil “Parole de Précaire” retrace une enquête de plus d'un an sur la vie et les paroles d'une communauté de SDF sur la région ajaccienne.
Où en est le projet aujourd’hui? Quand est-ce que le livre sera disponible?
L’auteur,  Jérôme Camilly, homme d’information et ancien rédacteur en chef d’Antenne 2, nous en dit un peu plus.

“Le livre est actuellement terminé et mis en page. Après plusieurs essais, les illustrations couleurs sont désormais en état d'être imprimées.Il comprendra une centaine de page.
Le livre sortira à la rentrée , plus propice que la période estivale pour une promotion presse à travers toutes la région et peut être au-delà,  dans le but aussi de toucher et d’alarmer les hautes instances de l’Etat.

Vous pourrez trouver le recueil dans toutes les librairies de l’île et sur le Web. Les bénéfices du livre et la vente des peintures originales  seront reversées à la CLÉ, la Coordination inter-associative de Lutte contre l’Exclusion sur toute la Corse.

Extrait du livre

En guise de préambule 

"Paroles de précaires”... des phrases, ou plutôt, des semblants de phrases recueillis dans la rue, dans un bistro, dans un squat, au hasard des rencontres. Des mots qu’il faut leur voler, leur arracher, parce que, le plus souvent, ils ne croient plus au dialogue avec les nantis, avec les “gavés”, comme ils disent. Ils se méfient parce que les mêmes mots ne signifient pas la même chose selon qu’ils sont prononcés par un passant ou par un prisonnier de la rue, celui qui est enfermé dehors.

Au cour de ces rencontres, j’ai choisi de protéger l’anonymat de celui que j’interrogeais, c’est pourquoi j’ai refusé la présence d’un photographe et j’ai préféré celle d’une femme peintre - Laurie - pour illustrer leurs propos.

À ces “Paroles de Précaires”, il faut ajouter celles des “engagés dans le combat” pour calmer un tant soit peu la misère, la souffrance, la solitude. Ceux-là le disent clairement : “Il suffit d’observer autour de soi, où qu’on aille, la précarité s’installe.”

Au bout du compte, on ne sort pas indemne d’une telle expérience. Elle vous oblige à vous restituer, à prendre conscience, à vous débarrasser des idées reçus. Et ces paroles-là, ces “Paroles de précaires” vous restent inscrites au plus profond. Indélébiles.
Des nouvelles du projet "Paroles de précaires"