L'ascenseur social des Scop

07/07/2012 - 08:45


L'ascenseur social des Scop
L’année 2012 a été proclamée année internationale des coopératives par les Nations-Unies.
A travers cette initiative et dans un contexte où le monde connaît l’une des crises les plus difficiles de son histoire, la communauté internationale reconnaît l’efficacité du modèle coopératif, sa pertinence face aux excès du capitalisme et son apport en termes de pratiques économiques et sociales.
Aujourd’hui, plus d’un milliard de personnes sont membres de coopératives à travers le monde.
En Europe, l’Italie, l’Espagne et la France sont les premiers pays en nombre d’entreprises coopératives : 41 552 coopératives en Italie, 24 276 en Espagne et 21 000 en France...
La France, avec 23 millions de membres, est le pays européen qui compte le plus grand nombre de coopérateurs.
Le projet “A prova” approuvé par  “A Fundazione”   est un bon exemple pour mettre en évidence le côté positif de ce que sont les Scop.

Ce réseau accompagne la création, la reprise et la transformation d’entreprises sous forme de Scop (Société coopérative de production) ou Scic (Société coopérative d’intérêt collectif). Il propose un service complet aux entrepreneurs. Les salariés deviennent ainsi tous des «co-entrepreneurs», détenant au moins 51% du capital et 65% des voix lors des votes en assemblée générale. Ils sont également amenés à voter sur les décisions stratégiques selon le principe d’ «une personne égale une voix». A l'instar des entreprises classiques, les Scop privilégient davantage la pérennité du secteur plutôt qu'un retour sur investissement à court terme.


La CG Scop : Confédération générale des Scop.

Au niveau de cette organisation, se trouve la Confédération générale des SCOP (CG Scop), qui fonctionne sur une base de libre adhésion des coopératives. Ses instances électives, ses publications, ses structures d’échanges et de dialogue favorisent la communication entre ses membres et participent à l’animation du réseau.
La CG Scop participe à l’élaboration des textes législatifs et réglementaires qui concernent le droit coopératif. Ses élus siègent au Conseil supérieur de la Coopération et au Conseil économique, social et environnemental (Cese). Enfin, elle représente ses adhérents auprès de la Commission de l’Union européenne, du Parlement européen et des instances coopératives.

A fin 2011, la Confédération générale des Scop réunit 2 046 coopératives adhérentes. Elles emploient plus de 42 200 salariés (46 500 avec les filiales) et sont possédées par près de 38 000 associés, dont plus de 22 000 sont des salariés-associés de leur coopérative.
Depuis 10 ans, le nombre de Scop et Scic s’est accru de 542 entreprises (+ 36 %), et celui des salariés de 8 700, soit une augmentation de 26 %. A fin 2011, les coopératives adhérentes à la Confédération générale des Scop se sont renforcées de 91 entreprises et les salariés de plus de 1 000 personnes, en progression de 2,5 % par rapport à l’année précédente.
Ce qu’il faut donc retenir pour l’année 2011, c’est une forte dynamique de ces sociétés. En effet, 198 nouvelles coopératives sont nées, créées par 1 052 salariés-créateurs. Ce chiffre est supérieur à la moyenne annuelle des dix dernières années. Ces nouvelles coopératives proviennent principalement de créations ex nihilo d’entreprises (73 %) mais aussi de transmissions d’entreprises saines (11 %), de transformations d’associations (11 %) et de reprises d’entreprises en difficultés (5 %).

Face à la situation économique délicate que traversent les entreprises françaises, le modèle économique des sociétés coopératives et participatives (SCOP) s’impose comme une alternative économique efficace et réaliste, qui n’a pas fini de faire parler d’elle. Le projet "A Prova" montre bien ces fonctions, dont la principale est basée sur le travail en équipe dans un but précis : de la richesse économique et sociale sur le territoire insulaire.